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Premiers textos : quoi dire (et éviter) quand on commence à se fréquenter

Vous venez de matcher, de vous croiser, de vous dire « on se revoit ». Et là… les premiers textos arrivent. Un petit « salut » qui peut sembler banal, mais qui, dans votre tête, pèse 100 livres. Est-ce que je réponds trop vite ? Est-ce que je sonne trop intense ? Est-ce que je devrais être plus drôle, plus cool, plus détaché·e ?

Si vous vous reconnaissez, respirez. Ce moment-là est délicat pour tout le monde. Parce qu’un début de fréquentation, c’est un mélange de curiosité et de vulnérabilité. On veut créer du lien, sans se perdre. On veut sentir de l’intérêt, sans quémander. Et surtout, on veut éviter de “tout gâcher” avec une phrase de trop.

Dans cet article, on va remettre de la clarté sur ce qui crée de l’attraction dans les premiers textos… et ce qui fait fuir, souvent sans mauvaise intention. Avec des pistes concrètes, nuancées, et respectueuses de votre rythme.

Ce qui se passe vraiment

Ce qui se passe vraiment

1) Les premiers textos ne servent pas à “convaincre”, mais à calibrer

Au début, vous ne bâtissez pas encore une relation : vous testez le terrain. Est-ce que l’énergie est réciproque ? Est-ce que la communication est fluide ? Est-ce que je me sens à l’aise d’être moi ?

Le piège, c’est de penser que chaque message doit être parfait. En réalité, ce qui rassure et attire, c’est la cohérence. Des mots simples, alignés avec vos intentions, votre style, votre personnalité. Le calme dans le ton vaut souvent plus qu’un feu d’artifice.

2) L’attraction naît d’un mélange : clarté + légèreté + présence

2) L’attraction naît d’un mélange : clarté + légèreté + présence

On confond parfois attraction avec intensité. Mais l’intensité trop vite, ça active souvent l’alarme intérieure. L’attraction durable se construit plutôt sur trois ingrédients :

  • Clarté : on comprend votre intention (sans pression).
  • Légèreté : il y a de l’air, de l’humour, de la souplesse.
  • Présence : vous êtes là, sans jouer un rôle.

Concrètement, ça ressemble à : « J’ai aimé notre conversation hier. Ça te dit qu’on continue autour d’un café cette semaine ? » C’est simple. C’est humain. Et ça ouvre une porte.

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3) Vos textos révèlent vos besoins… même quand vous ne le voulez pas

En PNL, on s’intéresse beaucoup au “programme” derrière les mots : la croyance, la peur, le besoin. Dans les débuts, on voit vite si quelqu’un cherche :

  • de la sécurité (et a peur d’être ignoré·e),
  • de la valeur (et a peur de ne pas être choisi·e),
  • du contrôle (et a peur de l’incertitude).

Ce n’est pas “mal”. C’est humain. Mais plus vous en êtes conscient·e, plus vous pouvez choisir un message qui vous respecte, au lieu d’un message qui vous soulage sur le coup… puis vous coûte cher après.

À retenir : un premier échange solide, c’est moins du charme que de la cohérence.

Les 3 pièges fréquents

Les 3 pièges fréquents

  1. Le texto-test (déguisé en blague ou en sous-entendu)

    Exemples : « J’imagine que t’es occupé·e… », « Ah ok, je vois que je ne suis pas une priorité. »

    Souvent, derrière ça, il y a une vraie question : “Est-ce que je compte un peu ?” Le problème, c’est que le test crée une tension au lieu d’une connexion. Vous risquez de paraître amer·e, sur la défensive, ou déjà déçu·e.

    Alternative plus saine : nommer simplement votre intention. « J’aime quand c’est réciproque. Ça me fait plaisir d’avoir de vos nouvelles. »

  2. Le trop-plein, trop vite (confidences, intensité, projections)

    Dire la vérité, oui. Déposer toute votre histoire d’un coup, non. Dans un début, l’autre ne sait pas encore comment vous tenir. Trop d’informations personnelles peut le/la faire reculer, même s’il/elle vous apprécie.

    Alternative : rester vrai·e, mais doser. « Je suis quelqu’un de sensible, j’aime les échanges qui ont du sens. On apprend à se découvrir tranquillement. »

  3. La disponibilité qui devient auto-effacement

    Répondre rapidement n’est pas un crime. Mais répondre en s’oubliant, oui. Exemple : annuler vos plans, vous adapter à tout, relancer trois fois, accepter un ton flou qui vous rend nerveux·se.

    Alternative : garder votre axe. « Cette semaine, je suis dispo mardi ou jeudi. Qu’est-ce qui te convient ? » Ça en dit long : vous avez une vie, et vous êtes capable de vous choisir.

À retenir : ce qui fait fuir, ce n’est pas votre intérêt, c’est l’anxiété qui parle à votre place.

Le déclic

Voici un recadrage simple et puissant : un texto n’est pas un examen, c’est une invitation.

Quand vous écrivez en mode “examen”, vous cherchez à éviter l’erreur. Vous surveillez votre ton. Vous suranalysez la réponse. Vous vous adaptez pour “gagner”.

Quand vous écrivez en mode “invitation”, vous exprimez qui vous êtes et ce que vous voulez vivre, puis vous observez si l’autre peut y répondre.

Exemple concret :

  • Mode examen : « Désolé·e, je ne veux pas déranger… t’es libres quand ? »
  • Mode invitation : « Ça me ferait plaisir de te revoir. T’es plus genre café tranquille ou petite marche ? »

Même intention. Deux énergies complètement différentes. La deuxième crée de l’espace, de la personnalité, et une direction.

À retenir : l’objectif n’est pas d’être choisi·e , c’est de vérifier si vous vous choisissez mutuellement.

À faire dès cette semaine

À faire dès cette semaine

  1. Écrire votre intention en une phrase (pour vous, pas pour l’autre)

    Ex. : « Je veux apprendre à connaître quelqu’un avec simplicité et respect. » Ça devient votre boussole quand l’anxiété monte.

  2. Envoyer des messages qui ouvrent, pas qui coincent

    Préférez les questions ouvertes et légères : « Qu’est-ce qui te fait décrocher après une grosse journée ? » Évitez les questions qui évaluent : « Pourquoi t’es encore célibataire ? »

  3. Pratiquer la “clarté douce”

    La clarté n’a pas besoin d’être dure. « J’aime les échanges réguliers. Pas forcément toute la journée, mais un minimum. Et vous, vous êtes comment par texto ? »

  4. Nommer un désir plutôt que réclamer une preuve

    Au lieu de : « Tu mécris pas beaucoup… » Essayez : « J’aime quand on se donne des nouvelles. Ça me garde connecté·e. »

  5. Observer vos déclencheurs, sans vous juger

    Si un délai de réponse vous bouleverse, notez-le. Ce n’est pas un verdict sur vous. C’est un signal : votre besoin de sécurité s’active. Et un besoin, ça se soigne par de petits ajustements, pas par du contrôle.

Deux questions de journal (5 minutes chacune) :

  • « Qu’est-ce que j’ai peur que l’autre pense de moi, et qu’est-ce que moi je sais de vrai sur moi ? »
  • « Si je me respectais à 10 %, quel message j’écrirais différemment ? »

À retenir : vos meilleurs textos viennent d’un lieu stable en vous, pas d’une course à l’approbation.

En duo

Exercice 10 minutes, simple et très révélateur : “Notre style de contact”

Asseyez-vous (ou faites-le en appel) et répondez chacun·e à ces trois questions :

  1. « Quand je n’ai pas de nouvelles, l’histoire que je me raconte, c’est… »
  2. « Ce qui me rassure, sans me faire sentir contrôlé·e, c’est… »
  3. « Mon intention quand j’écris, c’est… »

Règle d’or : on écoute pour comprendre, pas pour se défendre. L’objectif n’est pas d’être d’accord, c’est d’ajuster vos attentes avant que ça devienne un malentendu.

À retenir : mieux vaut un mini-ajustement tôt qu’une grosse crise plus tard.

Conclusion

Les premiers textos, ce n’est pas une performance. C’est un miroir : ils montrent comment vous vous présentez, comment vous vous protégez, et comment vous cherchez le lien. Et ça, ça se travaille.

Votre responsabilité, ce n’est pas d’être parfait·e. C’est d’être honnête, respectueux·se, et fidèle à vos besoins. De garder votre cœur ouvert… sans le déposer n’importe où.

Et si vous sentez que l’anxiété prend toute la place, que vous vous perdez, ou que ça devient souffrant, ça vaut la peine d’en parler avec un·e professionnel·le. Il y a des façons très concrètes d’apaiser ces patterns.

À retenir : un bon début, ce n’est pas zéro stress, c’est une direction claire et un respect de soi constant.

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