Les hommes et les femmes sont différents, d’accord. Mais en matière de sexualité, plusieurs points les rapprochent. Petit aperçu sur la question.

Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours eu une attirance pour la femme et vice versa. Cette attraction réciproque s’explique en partie par les différences et les similitudes qui caractérisent les deux sexes. Les clichés qui emprisonnent les hommes dans un moule défini par la force, la performance, la jouissance et les émotions comme la colère et les femmes dans la séduction et la douceur, sont en passe de tomber. Désormais, il n’est choquant pour personne, ou presque, de voir un homme fondre en larmes devant sa partenaire et ressentir des émotions communément attribuées à la gent féminine. De même, le droit des femmes à revendiquer une excitation sexuelle, parfois même violente, est admis par le plus grand nombre. L’initiative sexuelle et la recherche du plaisir ne sont plus uniquement le domaine réservé des hommes. La tendance actuelle va donc dans le sens de la reconnaissance de la part féminine chez les hommes et de la part masculine chez les femmes.

sexualité

Question de positionnement

Les organes génitaux féminins se situent à l’intérieur du corps et ceux des hommes à l’extérieur. Cette lapalissade, loin d’être anodine, contribue souvent à fausser les cartes du jeu dans un couple. Un exemple: Daniel fait partie de ces hommes qui n’ont pas d’éjaculation à chaque rapport sexuel. Il dit éprouver du plaisir mais sa femme, Laura, ne l’entend pas ainsi. Pour elle, quand Daniel n’éjacule pas, c’est parce qu’il ne la désire pas. Conséquence: elle entraîne son mari chez le sexologue. Après un examen clinique qui éloigne tout risque de dysfonctionnement ou de maladie, le spécialiste rassure Laura: une éjaculation ne garantit pas le désir tout comme son absence n’exclut pas le plaisir. Laura, rassérénée, repart de la consultation en décidant de faire confiance à son époux.

Comme la rencontre de Laura et Daniel, de nombreux couples sont victimes de ce schéma qui veut qu’en Occident le coït se termine par l’éjaculation. De ce constat découle une conclusion: l’orgasme masculin est essentiellement lié à l’éjaculation et donc à la possibilité de féconder. A l’inverse, les femmes ont un orgasme exclusivement érotique. L’existence du clitoris qui n’a aucune fonction reproductrice, sert uniquement au plaisir. Alors que les femmes ont toujours pensé que leur orgasme permettait une meilleure fécondation (ce qui n’a d’ailleurs jamais été prouvé), et que les hommes se sont défendus contre la perspective d’être fondamentalement reproducteurs, ces raisonnements sont aujourd’hui remis en cause.

Entre l’imaginaire et la réalité

L’imaginaire est fondamental en amour. Cet ingrédient, s’il est dosé de façon équilibrée, c’est-à-dire ni trop, ni trop peu, va cimenter le couple au fil des ans.

Aux prémices d’une relation, on pense souvent que l’imaginaire n’y est pour rien. On est fou amoureux de l’autre. On le veut tel qu’il est. En fait, l’être aimé cache souvent une image, une attente, un rêve. C’est ainsi que derrière le grand amour d’une jeune fille, par exemple, se cache souvent l’image du père, même si l’amant est l’antithèse du père.

Lorsque la relation perdure, la routine menace, les disputes se font plus rapprochées et la déception s’installe. L’autre ne répond plus aux attentes. On se dit qu’il a changé. Bref, on a l’impression d’avoir affaire à une personne bien différente de celle que l’on a aimée si fort quelques années auparavant. C’est à ce moment-là que l’imaginaire revêt toute son importance. Il va ajuster et modifier la réalité. Il va introduire de la fantaisie, ouvrir de nouvelles perspectives et reconstituer un avenir.